POURQUOI L’ASSURANCE-MÉDICAMENTS?

Le Canada est le seul pays développé au monde muni d’un système de santé universel dépourvu d’un régime d’assurance-médicaments. Notre régime morcelé d’assurance-médicaments se révèle inefficace et coûteux. Les Canadiennes et Canadiens doivent composer avec de grosses différences de couverture et d’accès aux médicaments sur ordonnance. Beaucoup d’entre eux reçoivent des remboursements qui varient pour le même médicament.

Terre-Neuve-et-Labrador

Sans régime universel d’assurance-médicaments, la couverture diffère grandement selon les régions au Canada. Sur le plan régional, le Canada atlantique possède l’un des plus faibles taux d’accès aux médicaments sur ordonnance au pays. À Terre-Neuve, même les régimes financés par l’État exigent des honoraires de pharmaciens ou des coassurances, ce qui réduit l’accès selon des preuves.

En raison de ce manque d’uniformité dans la couverture, de nombreux Terre-Neuviens n’ont pas accès aux médicaments dont ils ont besoin, soit parce qu’ils n’ont pas d’assurance-médicaments, soit parce que leur assurance ne couvre pas la totalité des frais.

Tout le monde devrait bénéficier d’une égalité d’accès aux médicaments sur ordonnance, peu importe le lieu de résidence. Il est temps d’instaurer un régime universel d’assurance-médicaments.

Nouvelle-Écosse

Sans régime universel d’assurance-médicaments, la couverture diffère grandement selon les régions au Canada. Sur le plan régional, le Canada atlantique possède l’un des plus faibles taux d’accès aux médicaments sur ordonnance au pays. En Nouvelle-Écosse, même les régimes financés par l’État exigent des coassurances et des franchises, ce qui réduit l’accès selon des preuves.

  • Les dépenses publiques en Nouvelle-Écosse couvrent moins de la moitié du coût des médicaments sur ordonnance.

  • Des 448 100 travailleuses et travailleurs de la province, on estime que 149 366 d’entre eux – soit une personne sur trois – n’ont pas de régime de soins de santé.

  • Au Canada, environ 27 p. cent seulement des travailleuses et travailleurs à temps partiel bénéficient d’une assurance-médicaments. Cela signifie qu’en 2015, environ trois quarts des 79 900 travailleuses et travailleurs à temps partiel de la Nouvelle-Écosse ne bénéficiaient pas d’une assurance-médicaments.

  • En 2015, environ 58 600 travailleuses et travailleurs autonomes de la Nouvelle-Écosse n’avaient pas de régime collectif de soins de santé.

  • Avec le régime d’assurance-médicaments pour personnes âgées (Seniors Pharmacare) de la Nouvelle-Écosse, les aînés doivent verser une prime calculée d’après le revenu familial, ainsi qu’une coassurance annuelle.

  • Le régime familial d’assurance-médicaments (Family Pharmacare) de la province à l’intention des familles sans assurance-médicaments et à celles qui doivent débourser des coûts élevés pour leurs médicaments sur ordonnance oblige les bénéficiaires à contribuer aux coûts de certains médicaments sur ordonnance. Ce régime est également doté d’une coassurance et d’une franchise annuelle, calculées d’après le revenu familial.

  • Il a été constaté que des frais aussi faibles que 2 $ dissuadent les patients de prendre leurs médicaments selon la posologie.

En raison de ce manque d’uniformité dans la couverture, de nombreux Néo-Écossais n’ont pas accès aux médicaments dont ils ont besoin, soit parce qu’ils n’ont pas d’assurance-médicaments, soit parce que leur assurance ne couvre pas la totalité des frais.

Tout le monde devrait bénéficier d’une égalité d’accès aux médicaments sur ordonnance, peu importe le lieu de résidence. Il est temps d’instaurer un régime universel d’assurance-médicaments.

Île-du-Prince-Édouard

Sans régime universel d’assurance-médicaments, la couverture diffère grandement selon les régions au Canada. Sur le plan régional, le Canada atlantique possède l’un des plus faibles taux d’accès aux médicaments sur ordonnance au pays. À l’Île-du-Prince-Édouard, même les régimes financés par l’État exigent des frais de pharmaciens ou des coassurances, ce qui réduit l’accès selon des preuves.

  • 26 p. cent de la population des provinces de l’Atlantique ne prennent pas leurs médicaments tels que prescrits faute de moyens financiers.

  • Les dépenses publiques de l’Î.-P.-É. couvrent moins de la moitié du coût des médicaments sur ordonnance.

  • Des 73 200 travailleuses et travailleurs à temps plein ou à temps partiel de la province, on estime que 24 400 d’entre eux – soit une personne sur trois – n’ont pas de régime de soins de santé.

  • Au Canada, environ 27 p. cent seulement des travailleuses et travailleurs à temps partiel bénéficient d’une assurance-médicaments. Cela signifie qu’en 2015, environ trois quarts des 12 400 travailleuses et travailleurs à temps partiel de l’Île-du-Prince-Édouard ne bénéficiaient pas d’une assurance-médicaments.

  • En 2015, environ 10 700 travailleuses et travailleurs autonomes de l’Î.-P.-É. n’avaient pas de régime collectif de soins de santé.

  • Le Programme de médicaments à l’intention des aînés de l’Île-du-Prince-Édouard protège les résidents de plus de 65 ans; cependant, ils doivent payer deux honoraires de pharmacie de 8,25 $ et 7,69 $ sur les ordonnances. Le Programme de médicaments génériques est également offert aux résidents âgés, mais des frais jusqu’à concurrence de 19,95 $ doivent être payés.

  • Le Programme de prestations de santé familiales, conçu pour les familles à faible revenu, ne couvre pas les honoraires de pharmacie.

  • Il a été constaté que des frais aussi faibles que 2 $ dissuadent les patients de prendre leurs médicaments selon la posologie.

En raison de ce manque d’uniformité dans la couverture, de nombreux Prince-Édouardiens n’ont pas accès aux médicaments dont ils ont besoin, soit parce qu’ils n’ont pas d’assurance-médicaments, soit parce que leur assurance ne couvre pas la totalité des frais.

Tout le monde devrait bénéficier d’une égalité d’accès aux médicaments sur ordonnance, peu importe le lieu de résidence. Il est temps d’instaurer un régime universel d’assurance-médicaments.

Nouveau-Brunswick

Sans régime universel d’assurance-médicaments, la couverture diffère grandement selon les régions au Canada. Sur le plan régional, le Canada atlantique possède l’un des plus faibles taux d’accès aux médicaments sur ordonnance au pays. Au Nouveau-Brunswick, même les régimes financés par l’État exigent des honoraires de pharmaciens ou des quotes-parts, ce qui réduit l’accès selon des preuves.

  • 26 p. cent de la population des provinces de l’Atlantique ne prennent pas leurs médicaments tels que prescrits faute de moyens financiers.

  • Les dépenses publiques au Nouveau-Brunswick couvrent moins de la moitié du coût des médicaments sur ordonnance.

  • Des 351 800 travailleuses et travailleurs de la province, on estime que 117 266 d’entre eux – soit une personne sur trois – n’ont pas de régime de soins de santé.

  • Au Canada, environ 27 p. cent seulement des travailleuses et travailleurs à temps partiel bénéficient d’une assurance-médicaments. Cela signifie qu’en 2015, environ trois quarts des 53 900 travailleuses et travailleurs à temps partiel du Nouveau-Brunswick ne bénéficiaient pas d’une assurance-médicaments.

  • En 2015, environ 42 100 travailleuses et travailleurs autonomes du Nouveau-Brunswick n’avaient pas de régime collectif de soins de santé.

  • Le Plan de médicaments sur ordonnance du Nouveau-Brunswick (PMONB) offre une couverture pour les médicaments sur ordonnance aux aînés qui reçoivent le Supplément de revenu garanti, mais ces derniers doivent payer une quote-part. Le programme de soins de santé pour les aînés de Croix Bleue Medavie s’adresse également aux personnes âgées, mais une prime mensuelle de 115 $ et une quote-part par ordonnance de 15 $ doivent être versées.

  • Les résidents qui ne disposent d’aucune assurance sont protégés par le Régime d’assurance-médicaments du Nouveau-Brunswick, mais ils doivent payer une prime et une quote-part de 30 % calculées en fonction du revenu annuel.

  • Il a été constaté que des frais aussi faibles que 2 $ dissuadent les patients de prendre leurs médicaments selon la posologie.

En raison de ce manque d’uniformité dans la couverture, de nombreux Néo-Brunswickois n’ont pas accès aux médicaments dont ils ont besoin, soit parce qu’ils n’ont pas d’assurance-médicaments, soit parce que leur assurance ne couvre pas la totalité des frais.

Tout le monde devrait bénéficier d’une égalité d’accès aux médicaments sur ordonnance, peu importe le lieu de résidence. Il est temps d’instaurer un régime universel d’assurance-médicaments.

Québec

Le Canada est le seul pays développé au monde ayant un système de santé universel qui ne rembourse pas les médicaments sur ordonnance. Le Québec est la seule province au Canada où il y a une partie publique au régime d’assurance médicaments, mais ce régime peut être amélioré.

Selon un sondage mené par Angus Reid en 2015 (en anglais seulement), 19 p. cent des Québécois et Québécoises ont déclaré qu'ils ou qu'un autre membre de leur ménage avaient fractionné leurs comprimés, ne les prenaient pas tous les jours pour faire durer leurs ordonnances ou n’avaient tout simplement pas renouvelé ou rempli leurs ordonnances en raison des coûts.

Personne ne devrait avoir à choisir entre acheter de la nourriture et acheter les médicaments qui lui sont nécessaires. C’est pourquoi 91 p. cent des Québécois et Québécoises sont d’accord avec l’établissement d’un régime universel d’assurance médicaments.

  • Au Québec, tout le monde bénéficie d’une couverture d’assurance médicaments, qu’elle soit publique ou privée. Malgré cela, les ménages québécois sont ceux qui paient le plus cher de leur poche pour leurs médicaments, plus que dans toute autre province.

  • Tous ceux qui ont accès, soit par leur travail ou leur famille, à une assurance collective privée incluant une assurance médicaments doivent utiliser cette couverture et n’ont donc pas accès au régime provincial d’assurance médicaments. En 2016, cela représentait 57 p. cent des Québécois et Québécoises. Ceux qui doivent obligatoirement utiliser les régimes privés font face à une explosion des coûts.

  • Ceux qui n’ont pas d’assurance privée – les 43 p. cent autres Québécois et Québécoises - sont couverts par le régime public d’assurance médicaments du Québec. Ils paient une prime annuelle calculée selon le revenu pouvant atteindre 667 $, une franchise mensuelle de 19,45 $ et une coassurance de 34,8 % du coût de chaque médicament.

L’entente récente entre le Québec et les compagnies pharmaceutiques concernant le coût des médicaments génériques est la preuve qu’en regroupant notre pouvoir d’achat, nous pouvons bénéficier des meilleurs prix. Imaginez quelles seraient les économies si le régime d’assurance médicaments du Québec était totalement public et universel.

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, la FTQ, revendique depuis plusieurs années la mise sur pied d’un régime québécois d’assurance médicaments public et universel. Maintenant que les syndicats du Canada mènent une campagne pour obtenir un régime pour tous les Canadiens, la FTQ intensifie son appel pour que le gouvernement du Québec mette en place un régime d’assurance médicaments public et universel couvrant l’ensemble des Québécois dès que possible

Ontario

Sans régime universel d’assurance-médicaments, la couverture diffère grandement selon les régions au Canada. Le régime partiel d’assurance-médicaments proposé par l’Ontario est un pas dans la bonne direction, mais de nombreuses personnes se retrouvent tout de même sans couverture. Les régimes publics actuels en Ontario exigent des franchises ou des quotes-parts, ce qui réduit l’accès selon des preuves.

  • Aujourd’hui, les dépenses publiques en Ontario couvrent moins de la moitié du coût des médicaments sur ordonnance.

  • Des 6 923 200 travailleuses et travailleurs de la province, on estime que 2 307 733 d’entre eux – soit une personne sur trois – n’ont pas de régime de soins de santé.

  • Au Canada, environ 27 p. cent seulement des travailleuses et travailleurs à temps partiel bénéficient d’une assurance-médicaments. Cela signifie qu’en 2015, environ trois quarts des 1 305 000 travailleuses et travailleurs à temps partiel de l’Ontario ne bénéficiaient pas d’une assurance-médicaments.

  • En 2015, environ 1 088 000 travailleuses et travailleurs autonomes de l’Ontario n’avaient pas de régime collectif de soins de santé.

  • Les aînés de l’Ontario sont couverts en vertu du Programme de médicaments de l’Ontario, mais ils doivent tout de même payer une franchise annuelle de 100 $ et une quote-part de 6,11 $ par ordonnance.

  • Le Programme de médicaments Trillium de la province est offert à ceux qui paient plus de trois p. cent de leur revenu familial après impôts pour le coût de leurs médicaments d’ordonnance, mais une franchise et une quote-part de 2 $ par ordonnance doivent tout de même être payées.  

  • Il a été constaté que des frais aussi faibles que 2 $ dissuadent les patients de prendre leurs médicaments selon la posologie.

  • En 2017, le gouvernement de l’Ontario a annoncé un régime partiel d’assurance-médicaments qui couvrira le plein coût des médicaments sur ordonnance de toute personne de moins de 25 ans. S’il est approuvé, le régime entrera en vigueur le 1er janvier 2018 et prendra en charge le coût des 4 400 médicaments prescrits aux enfants et jeunes de la province.

En raison de ce manque d’uniformité dans la couverture, de nombreux Ontariens n’ont pas accès aux médicaments dont ils ont besoin, soit parce qu’ils n’ont pas d’assurance-médicaments, soit parce que leur assurance ne couvre pas la totalité des frais.

Tout le monde devrait bénéficier d’une égalité d’accès aux médicaments sur ordonnance, peu importe le lieu de résidence. Il est temps d’instaurer un régime universel d’assurance-médicaments.

Manitoba

Sans régime universel d’assurance-médicaments, la couverture diffère grandement selon les régions au Canada. Au Manitoba, l’accès au régime public est calculé d’après le revenu familial et comporte une franchise, ce qui réduit l’accès selon des preuves.

  • 19 p. cent des Manitobains ont déclaré qu’ils ou qu’un autre membre du ménage ne prenaient pas leurs médicaments tels que prescrits faute de moyens financiers.

En raison de ce manque d’uniformité dans la couverture, de nombreux Manitobains n’ont pas accès aux médicaments dont ils ont besoin, soit parce qu’ils n’ont pas d’assurance-médicaments, soit parce que leur assurance ne couvre pas la totalité des frais.

Tout le monde devrait bénéficier d’une égalité d’accès aux médicaments sur ordonnance, peu importe le lieu de résidence. Il est temps d’instaurer un régime universel d’assurance-médicaments.

Saskatchewan

Sans régime universel d’assurance-médicaments, la couverture diffère grandement selon les régions au Canada. En Saskatchewan, même les régimes financés par l’État exigent des coassurances et des franchises, ce qui réduit l’accès selon des preuves.

  • Les dépenses publiques en Saskatchewan couvrent moins de la moitié du coût des médicaments sur ordonnance.

  • Des 573 700 travailleuses et travailleurs de la province, on estime que 191 233 d’entre eux – soit une personne sur trois – n’ont pas de régime de soins de santé.

  • Au Canada, environ 27 p. cent seulement des travailleuses et travailleurs à temps partiel bénéficient d’une assurance-médicaments. Cela signifie qu’en 2015, environ trois quarts des 100 900 travailleuses et travailleurs à temps partiel de la Saskatchewan ne bénéficiaient pas d’une assurance-médicaments.

  • En 2015, environ 104 500 travailleuses et travailleurs autonomes de la Saskatchewan n’avaient pas de régime collectif de soins de santé.

  • La Saskatchewan administre le programme de Prestations familiales de santé (Family Health Benefits), qui s’adresse aux familles à faible revenu. Pour les enfants, les prestations couvrent les médicaments d’ordonnance, mais les adultes et les tuteurs légaux doivent payer une franchise semestrielle de 100 $ et une coassurance de 35 % du coût de chaque ordonnance.

  • Les enfants de 14 ans et moins sont couverts par le régime d’assurance-médicaments pour enfants (Children’s Drug Plan) et les aînés bénéficient d’une protection avec le régime d’assurance-médicaments pour les aînés (Seniors’ Drug Plan), mais ils doivent tout de même payer une coassurance qui peut atteindre 25 $ par ordonnance.

  • Il a été constaté que des frais aussi faibles que 2 $ dissuadent les patients de prendre leurs médicaments selon la posologie.

En raison de ce manque d’uniformité dans la couverture, de nombreux habitants de la Saskatchewan n’ont pas accès aux médicaments dont ils ont besoin, soit parce qu’ils n’ont pas d’assurance-médicaments, soit parce que leur assurance ne couvre pas la totalité des frais.

Tout le monde devrait bénéficier d’une égalité d’accès aux médicaments sur ordonnance, peu importe le lieu de résidence. Il est temps d’instaurer un régime universel d’assurance-médicaments.

Alberta

Sans régime universel d’assurance-médicaments, la couverture diffère grandement selon les régions au Canada. En Alberta, même les régimes financés par l’État exigent des coassurances et des franchises, ce qui réduit l’accès selon des preuves.

En raison de ce manque d’uniformité dans la couverture, de nombreux Albertains n’ont pas accès aux médicaments dont ils ont besoin, soit parce qu’ils n’ont pas d’assurance-médicaments, soit parce que leur assurance ne couvre pas la totalité des frais.

Tout le monde devrait bénéficier d’une égalité d’accès aux médicaments sur ordonnance, peu importe le lieu de résidence. Il est temps d’instaurer un régime universel d’assurance-médicaments.

Colombie-Britannique

Sans régime universel d’assurance-médicaments, la couverture diffère grandement selon les régions au Canada. La Colombie-Britannique possède le plus faible taux d’accès aux médicaments sur ordonnance au pays. Comme au Manitoba, l’accès au régime public est calculé d’après le revenu familial et comporte une franchise, ce qui réduit l’accès selon des preuves.

En raison de ce manque d’uniformité dans la couverture, de nombreux Britanno-Colombiens n’ont pas accès aux médicaments dont ils ont besoin, soit parce qu’ils n’ont pas d’assurance-médicaments, soit parce que leur assurance ne couvre pas la totalité des frais.

Tout le monde devrait bénéficier d’une égalité d’accès aux médicaments sur ordonnance, peu importe le lieu de résidence. Il est temps d’instaurer un régime universel d’assurance-médicaments.

Yukon, Territoires du Nord-Ouest et Nunavut

Sans régime universel d’assurance-médicaments, la couverture diffère grandement selon les régions au Canada. Dans le Nord canadien, les dépenses engagées pour l’achat de médicaments sur ordonnance constituent un obstacle supplémentaire en raison du coût de la vie (tels que la nourriture, le transport et les loyers) qui est beaucoup plus élevé que dans d’autres provinces.

  • Les territoires sont le seul endroit au Canada où les dépenses publiques représentent plus de la moitié du coût des médicaments sur ordonnance (62,8 p. cent au Yukon, 65,1 p. cent dans les Territoires du Nord-Ouest et 64,9 p. cent au Nunavut).

  • Les médicaments sur ordonnance dans les territoires sont assurés conjointement par des régimes d’assurance-médicaments fédéraux, territoriaux et privés. Les programmes publics couvrent le coût des médicaments sur ordonnance – y compris les frais de pharmacien et les franchises – pour les peuples des Premières Nations, les Inuits et les Métis.

  • Les résidents du Nord sont aux prises avec des taux élevés de maladies chroniques, comme la maladie pulmonaire obstructive chronique, le diabète et l’hypertension artérielle, des maladies graves nécessitant des traitements spécialisés.

  • Bien que la plupart des Inuits du Nunavut bénéficient d’une couverture pour les médicaments en vertu du Programme des services de santé non assurés du gouvernement fédéral, d’autres doivent tout de même payer davantage pour les médicaments dont ils ont besoin tout simplement parce qu’ils vivent dans le Nord. De nombreux citoyens du Nunavut sont donc incapables de payer certains des coûts des médicaments sur ordonnance.

  • Au Yukon, le Programme d’assurance-médicaments pour enfants et le Programme d’aide aux maladies chroniques exigent le paiement d’une franchise (de 250 $ à 500 $). Des frais aussi faibles que 2 $ se sont avérés être un obstacle à la prise de médicaments selon la posologie.

  • Selon un rapport de l’Institut Wellesley en 2015, on estime qu’un tiers des travailleuses et travailleurs canadiens ne bénéficient pas de régime de soins de santé offert par l’employeur. Cela signifie que dans les territoires, près de 18 000 travailleuses et travailleurs canadiens n’ont pas accès à la couverture des médicaments sur ordonnance.

En raison de ce manque d’uniformité dans la couverture, de nombreux habitants du Nord n’ont pas accès aux médicaments dont ils ont besoin, soit parce qu’ils n’ont pas d’assurance-médicaments, soit parce que leur assurance ne couvre pas la totalité des frais.

Tout le monde devrait bénéficier d’une égalité d’accès aux médicaments sur ordonnance, peu importe le lieu de résidence. Il est temps d’instaurer un régime universel d’assurance-médicaments.